Géographie, Faune et Flore

JAVA

Soixante pour cent de la population indonésienne vit sur cette île étirée sur 1 000 km au sud de l’Equateur. La surpopulation est le problème majeur de Java, même si la « transmigration » (migration encouragée des Javanais vers les îles périphériques) a allégé le fardeau.
L’autre problème, ce sont les volcans : sur les 120 que compte Java, 30 font parler d’eux de temps à autre. La plupart sont d’un accès facile.
Des rizières irriguées aux plantations de thé, la terre, très vallonnée, est fertile et d’une grande beauté. Les réserves naturelles prédominent à l’ouest de Java, alors que les villages de l’est ont gardé leur cachet. Le centre de l’île, aux monuments grandioses, est le berceau de la culture javanaise.

Carte d’identité de Java

Situation : Centre de l’archipel indonésien
Capitale : Jakarta (capitale du pays) : 10 millions d’habitants (intra muros)
Superficie : 132 174 km2
Population : 136 millions d’habitants
Densité de population : 1 064 habitants/km2
Religion : Islam (90 %)
Langue officielle : Bahasa indonesia (malais écrit en caractères latins), Javanais
Politique : Partie intégrante de la République Indonésienne
Ressources principales : Riz, tabac, thé, teck, caoutchouc

 


Faune

La forte densité de population fait reculer la faune. Il y a néanmoins près de 300 espèces d’oiseaux à Java, même si la plupart de ceux que l’on voit sont captifs du goût immodéré des Javanais pour les oiseaux en cage.
Les tigres de Java ont disparu. Les derniers spécimens de léopards ou de rhinocéros à une corne se cachent dans le parc national d’Ujung Kulon, à l’ouest de l’île. Battue par de forts courants, la mer est poissonneuse et deux sites au moins (plage de Sukamade et plage de Pangandaran) sont propices à la ponte des tortues marines vertes.

Flore
Teck, thé ou tabac, les plantations sont partout mais l’agriculture n’occupe que 20 % de la superficie insulaire et Java importe le teck (ou « bois de fer ») et le meranti (bois tropical dur) de Kalimantan ou de Sulawesi. Avec ses poinsettias, hibiscus et autres bananiers, la végétation est d’une vitalité prodigieuse grâce au climat chaud et humide. La hauteur de certains volcans autorise la croissance d’espèces alpines comme l’edelweiss de Java (Anaphalis javanica).

BALI

A quelques encablures à l’est de Java, Bali, l’île-jardin hindouiste perdue au milieu d’un archipel musulman, est le concentré de tout ce qui fait l’attrait de l’Indonésie. Villégiatures urbaines au sud, volcans au centre, plages au nord et à l’est, forêts à l’ouest. L’infinie diversité des paysages de ce petit territoire béni des dieux ne peut qu’émouvoir le visiteur, qui se perdra avec délices le long des rizières en terrasses et des plages de sable noir.

Carte d’identité de Bali
Situation : 5 km à l’est de Java, par-delà le détroit de Bali
Capitale : Denpasar (842 691 habitants)
Superficie : 5 636 km2
Population : 3 891 000 habitants
Densité de population : 690 habitants / km2
Religion : Hindouisme
Langue officielle : Balinais, Indonésien
Politique : Partie intégrante de la République Indonésienne
Ressources principales : Riz, tourisme, artisanat

Faune
Bali, qui se situe du côté « continental » de la ligne de Wallace, connaît la plupart des 300 espèces d’oiseaux de Java. Le parc national de Bali Barat, à l’ouest de l’île, est néanmoins le dernier refuge de l’étourneau de Rothschild, des cerfs et des varans. La baie de Terima, l’île de Mejangan et les fonds de Tulamben permettent l’observation d’épaves et de poissons tropicaux autour de récifs et de tombants impressionnants. Dans les bosquets, attention aux singes, volontiers bruyants et parfois voleurs !

Flore
Bali, c’est avant tout le bruit bienfaisant de l’eau, omniprésente comme la végétation. C’est la contemplation d’étangs et de lacs couverts de nénuphars, de jacinthes d’eau ou de lotus, de la mosaïque complexe des vertes rizières qui se perdent dans le lointain. C’est la découverte d’une orchidée au fond d’un bosquet ombreux, le choc d’un bouquet solitaire de rhododendrons illuminant la pente aride d’un cratère volcanique. Par ailleurs, les banians sont considérés comme des arbres sacrés : des esprits bienfaisants se dissimulent dans le réseau de leurs racines aériennes…

LOMBOK

A l’est de Bali, l’île de Lombok constitue, avec l’île de Sumbawa et quelques îlots satellites, la province de Nusa Tenggara Occidental (les petites îles de la Sonde-Occidentale). Lombok mesure 80 km d’est en ouest avec un relief assez accidenté à l’exception de quelques plaines et savanes au centre et à l’est de l’île. Le point culminant est le mont Rinjani, un volcan momentanément inactif qui culmine à 3 726 m. Après Bali, Lombok s’ouvre de plus en plus vite au tourisme en raison de sa situation stratégique entre Bali, à l’ouest, Komodo et ses dragons, à l’est, et le pays toraja de Sulawesi, au nord : ce que les Indonésiens appellent le « triangle d’or du tourisme ».Carte d’identité de LombokSituation
40 km à l’est de Bali, par-delà le détroit de Lombok

Capitale: Ampenan-Mataram-Cakranegara (250 000 habitants).
Mataram est la capitale provinciale
Superficie : 4 730 km2
Population : 3 millions d’habitants
Densité de population : 668 habitants / km2
Religions : Islam (85 %), hindouisme (15 %)
Langue officielle : Bahasa Indonesia
Politique : Partie intégrante de la République Indonésienne
Ressources principales : Riz, coton, pêche, tourisme

Faune

Lombok se situant du côté « insulaire » de la ligne de Wallace, les grands mammifères continentaux laissent la place à des espèces plus discrètes de lézards, de petits marsupiaux, de perroquets et autres cacatoès qu’on retrouve jusqu’en Australie. La pêche et la plongée sous-marine sont des activités très répandues sur les îles Gili, à l’ouest de Lombok, le surf, lui, se pratique couramment sur la côte sud, et il existe de beaux villages de pêcheurs autour de Labuhan Lombok, sur la côte est.

Flore
Moins verte et plus rude que Bali, sa voisine, Lombok se divise en deux, en fonction des précipitations.
Riche en cocotiers sur le littoral et en conifères sur les pentes du mont Rinjani, le nord est nettement plus arrosé que le sud, qui manque parfois cruellement d’eau. Plus on se déplace vers l’est, plus la saison sèche s’allonge au point que le riz finit par disparaître : il est remplacé par le maïs et le sagou comme aliments de base.

SULAWESI

Une position stratégique sur les grandes routes maritimes et une forme écartelée résultant de grandes collisions tectoniques caractérisent Sulawesi. De hautes montagnes coiffées de brume ménagent d’étroits passages à des torrents. Ceux-ci tombent de cascade en cascade à travers l’épaisse forêt pluviale, jusqu’aux plages de sable blanc frangées de cocotiers. L’isolement de l’arrière-pays explique pourquoi ses montagnards ont été longtemps mal connus, alors que les habitants du littoral se tournaient très tôt vers le commerce maritime.

Carte d’identité de Sulawesi
Situation : A 600 km au nord-est de Java par-delà la mer de Java
Capitales : Makassar (1,3 million d’hab.), Manado (408 000 hab.)
Superficie : 229 108 km2
Population : 17 millions d’habitants
Densité de la population : 91 habitants / km2
Religions : Islam, christianisme, animisme
Langue officielle : Bahasa Indonesia
Politique : Partie intégrante de la République Indonésienne
Ressources : Riz, café, bois, pêche, minerais rares, tourisme

Faune
De nombreuses espèces animales sont spécifiques à Sulawesi comme le macaque de Tonkean (un singe noir au long nez), le tarsier aux yeux globuleux, à la queue deux fois plus longue que le corps (10 cm), le maleo et d’autres encore. L’île recèle beaucoup de papillons rares et une faune ornithologique qui suscite toujours l’intérêt des spécialistes.
Au large de la péninsule sud-est passent les raies pastenagues. Les récifs coralliens de la réserve marine de Bunaken, au nord, permettent d’observer une faune sous-marine multicolore qui va de l’éponge au dauphin en passant par le poissonscorpion et le barracuda. Attention aux serpents marins, bariolés et souvent dangereux.

Flore
Végétation tropicale, avec une profusion d’orchidées, végétation de montagne, avec les rhododendrons et ces « impatiens » aux fleurs orangées qu’on appelle en anglais « Lizzie l’Affairée », rien ne manque… La jungle du sud-est de l’île abrite des espèces végétales zoophages comme Nepenthes maximus. Enfin, les cocotiers du nord de Sulawesi sont les plus fins et les plus élancés qu’on puisse voir dans l’archipel.

(source : Tangka)

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