Clés du passé Indonésie

Les Hollandais, et tant d’autres, ont été hypnotisés par la richesse de cet archipel aux senteurs d’épices, au point de l’occuper. Mais la grandeur d’un peuple aussi disparate (360 ethnies) est d’avoir réalisé son rêve : sa liberté, qui date de quarante-neuf ans à peine, et son unité dans la diversité : Bhineka Tunggal Ika… Préserver l’unité, la démocratie et l’environnement, tout en relançant l’économie, sont les nouveaux défis lancés à cette nation pleine de vitalité.

JAVA

C’est la mémoire de l’Indonésie et le creuset de sa culture. L’île aux 120 volcans, qui s’est frottée pendant des siècles aux influences européennes et orientales, cristallise les aspirations du futur.

L’ère préhistorique

L’anthropologie doit beaucoup à la préhistoire indonésienne, notamment grâce aux recherches archéologiques menées à Java dès 1891 et aux travaux du biologiste Ernst Haeckel.
La présence humaine à Java est très ancienne. Les os fossilisés d’Homo modjokertensis et de Pithecanthropus erectus (l’homme de Java), trouvés dans les vallées des rivières Solo et Brantas, datent de plus de 500 000 ans. Ces hominidés usaient du feu et de la hache rectangulaire. Des restes d’un ancêtre plus jeune, l’homme de Solo, retrouvés à Trinil, au centre de Java, remonteraient au pléistocène.

Les premières migrations
L’archipel a connu plusieurs vagues de civilisations depuis 5 000 ans. La plus ancienne est la culture dongson, venue du Vietnam et de Chine du Sud : on lui doit le travail du bronze et l’introduction de l’irrigation dans la culture du riz (sawah), apanage des habitants du littoral par opposition aux montagnards de l’intérieur, qui cultivaient par brûlis (ladang).
L’ensemble des flux migratoires a conduit à l’implantation de plusieurs centaines d’ethnies. L’austronésien, jadis langue commune, a engendré une multitude de dialectes : on en répertorie actuellement près de 400 sur le territoire indonésien.

Les premiers échanges commerciaux
Dès le Ier siècle de notre ère, la Chine importait d’Indonésie ail, camphre et résines. Dans son Historia naturalis, (71 av. J.-C.), Pline fait allusion à un commerce entre l’Indonésie et l’Afrique orientale et il est possible qu’un groupe d’Indonésiens se soit installé à Madagascar. L’or, le poivre et la noix muscade étaient exportés vers le golfe du Bengale et l’Inde, qui relièrent l’archipel au monde méditerranéen. Grâce aux commerçants indiens, l’hindouisme se répandit très tôt, même si cette religion n’entra officiellement qu’au Ve siècle avec les missionnaires brahmanes. Des inscriptions gravées dans le roc au VIe siècle révèlent l’existence d’un royaume javanais de Taruma (non loin de Jakarta) qui observait les rites religieux indiens.

The Proclamator © Alwita

The Proclamator © Alwita

Srivijaya
De tous les miniroyaumes sous influence indochinoise qui s’épanouissaient sur les côtes de Sumatra et Java, celui de Srivijaya émergea au VIIe siècle comme le plus puissant, parce qu’il contrôla très tôt le trafic maritime commercial avec ses pays voisins. Bien que sa capitale fût à Sumatra, l’influence de ce royaume s’étendit sur l’ouest de Java pendant trois siècles, et pourtant il n’en reste rien de nos jours.
Entre le VIIIe et le Xe siècle, l’emprise Srivijaya recula devant la montée en puissance des dynasties Sanjaya et Sailendra du centre de Java. On leur doit l’édification du temple bouddhique de Borobudur à la fin du VIIIe siècle et des temples hindous de Prembanan.

Majapahit
Vers le début du Xe siècle, l’influence des princes Sailendra décrut elle aussi au profit d’un nouveau royaume situé au sud-est de Java. Fondé par le roi Kertanegara (qui avait eu le front de renvoyer l’émissaire de l’empereur de Chine Kubilaï khan après lui avoir fait couper le nez et tatouer le mot « non » sur le front), il atteignit son apogée en 1293, sous le règne de Hayam Wuruk. A partir de Trowulan, capitale du royaume dont les ruines sont encore visibles près de Mojokerto, son Premier ministre Gajah Mada étendit ses frontières aux îles voisines en bâtissant sa puissance sur un système de caste typiquement indien et sur la force du commerce plus que sur celle des armes. La mort de Gajah Mada, en 1364, fut celle du premier grand empire indonésien digne de ce nom. Elle mit aussi un terme à l’influence hindoue, remplacée par l’islam.

L’expansion de l’islam
Dès le XVe siècle, l’islam venu de Sumatra par les routes commerciales s’introduisit sur la côte nord de Java, parce que la conversion des potentats locaux facilitait les relations commerciales avec d’autres grands pays musulmans d’Asie.
L’islam, qui toucha les petits royaumes insulaires les uns après les autres, était donc autant marqué d’opportunisme que de bouddhisme et même d’animisme. Cette faiblesse et ce manque de cohésion furent fatals aux royaumes javanais, lorsque ceux-ci se trouvèrent confrontés à l’arrivée des Européens.

La colonisation européenne et l’empire hollandais
A la suite des Portugais, les Hollandais débarquent à Java en 1596. La Compagnie des Indes orientales hollandaises (VOC) gouvernera le pays durement de 1602 à 1799. Créant manufactures et plantations, divisant les sultans pour mieux les écraser, protégeant leurs monopoles sur les épices en éliminant sauvagement toute concurrence, les Hollandais créent un nouvel empire.
Leur défaite face aux Anglais, en 1784, signe la fin de leur monopole commercial en Orient et le déclin de la VOC La lutte opiniâtre entre Hollandais et Britanniques pour le contrôle de l’archipel aboutit à la nomination de l’anglais Thomas Stanford Raffles comme lieutenant-gouverneur de Java, en 1811. Pourtant, les Anglais quittent l’île en 1816 pour laisser de nouveau la place aux Bataves.

Premières manifestations indépendantistes
Ces tiraillements entre grandes puissances éveillent le premier grand mouvement de rébellion indonésien : vers 1825, le prince Diponegoro de Jogjakarta entre en lutte contre les Hollandais avec l’appui de l’aristocratie et du peuple, mais il est vaincu et exilé à Manado. L’Indonésie restera sous le joug des Hollandais jusqu’en 1942.
Le développement économique de l’Indonésie au début du XXe siècle favorise néanmoins l’apparition des premiers intellectuels autochtones formés à l’européenne et fortement influencés par l’islam et le communisme. En 1927, un jeune ingénieur, Ahmed Sukarno, fonde le parti nationaliste indonésien, ce qui lui vaut d’être jeté en prison trois ans plus tard.

 

De la libération à l’indépendance
En 1942, le Japon envahit cette colonie hollandaise trop riche en tout. Sukarno est tiré des geôles hollandaises pour devenir chef de l’Etat. A la fin du conflit, il proclame l’indépendance de son pays en août 1945. Les Hollandais tentent de reprendre le pouvoir par un coup de force qui provoque une résistance farouche et l’indignation de l’opinion mondiale.

Les années Sukarno
Après-guerre, Sukarno veut une Indonésie sans « influence » occidentale : conférence de Bandung des pays non alignés en 1955, « Démocratie guidée » qui accroît les pouvoirs présidentiels, rien n’y fait… Le chaos économique, le recours à l’aide soviéto-chinoise auront raison de ce leader charismatique. En coulisse, les communistes et l’armée s’observent.

Les années Suharto
Après un putsch « raté », Sukarno cède la place au général Suharto en 1965. S’ensuit le massacre des communistes et des Chinois. Suharto ouvre son pays aux capitaux occidentaux. Il met fin aux conflits régionaux mais envahit le Timor oriental (ex-colonie portugaise) en 1975.
Pendant trente ans, le pays connaît un boom économique malgré la surexploitation de ses ressources et les intérêts prélevés au passage par Suharto et ses proches. En 1992, l’Indonésie, dont la croissance annuelle dépasse 7 %, fait partie des « petits dragons de l’Asie » : Jakarta s’orne de gratte-ciel.

1997 : l’année noire
Les grands incendies de Sumatra et Bornéo, menacent l’économie, déjà touchée par le krach en Asie. La roupiah dégringole, le FMI exige un rationnement sévère contre son aide. Début 1998, Suharto sollicite un septième mandat présidentiel. Des manifestations géantes secouent le pays, retransmises au monde entier par Internet. Suharto démissionne en 1998 au profit de son dauphin, B. J. Habibie.

Place à la démocratie
L’accession de l’islamiste modéré Aburahman Wahid (Gus Dur’), en 1999, puis de Megawati Sukarnoputri, fille de Sukarno, en 2001, à la présidence de la république n’ont pas marqué la fin de la crise. Le 20 octobre 2004, Susilo Bambang Yudhoyono, militaire mais politicien libéral, est devenu chef de l’état. S’il semble lucide face aux défis qui l’attendent, sa politique ne montre pas pour le moment de changement fondamental.

 

BALI

Ne pas se fier à son allure riante… Il a fallu trois siècles aux Hollandais pour venir à bout de l’île des brahmanes.

De la préhistoire aux royaumes hindouistes
Les populations qui s’installèrent à Bali venaient du sud de la Chine et de Taïwan, d’une part, de Birmanie et de la péninsule malaise, d’autre part. Mais l’île n’était pas déserte à leur arrivée : des parents de l’homme de Java y traquaient déjà le gibier. Colons et autochtones en firent un écrin de verdure où le riz était récolté deux fois par an.
Entre le VIe et le IXe siècle, Bali l’animiste devient hindouiste grâce aux marchands indiens et aux princes Sanjaya de Java. De 1019 à 1042, le roi Airlangga (« Celui qui a franchi les eaux »), fils du roi balinais Udayana et d’une princesse javanaise, régna sur Java et Bali. Puis Gajah Mada, Premier ministre javanais, fit de Bali la vassale de l’empire Mojopahit en 1343, donnant à l’île les traits principaux de sa culture.

La pression de l’islam et l’exode
En 1478, l’empire Mojopahit s’effondre devant l’influence de l’islam. L’élite de l’empire (prêtres, nobles et artistes) décide de franchir en procession le détroit qui sépare Bali de Java pour se mettre sous la protection des rois balinais. Dès lors, Bali reste le seul bastion de l’hindouisme, dans un archipel devenu musulman : son influence s’étendra encore pendant trois siècles sur l’est de Java et les îles voisines de Lombok et Sumbawa, plus à l’est.

Un roi à tête de cochon
Quand Gajah Mada rencontre le roi balinais Dalem Bedaulu en 1343, il le bat d’une façon inattendue, malgré les pouvoirs magiques de ce dernier. Bedaulu (« Tête différente ») a le pouvoir de se couper la tête et de la remettre en place, ce qui finit par provoquer l’ire de Çiva. Un jour, le dieu jette sa tête dans l’eau, obligeant le roi à arborer une tête de sanglier et ses sujets à garder les yeux baissés sous peine de mort. Gajah Mada, qui a obtenu la permission de déjeuner à l’audience, dévisage le roi à tête de cochon, lequel est impuissant : la tradition interdit de lever la main sur l’hôte qui se restaure. La honte et la colère réduisent Bedaulu à l’état de cendres.

La conquête hollandaise et le chant du cygne balinais
Le Hollandais Cornelis de Houtman débarque à Bali en 1596. Ses compatriotes, intimidés par la grandeur de la civilisation balinaise, mettront trois siècles pour la conquérir. Néanmoins la pléthore de royaumes (dix entre les XVIe et XVIIe siècles) qui s’entredéchirent sur un territoire aussi petit leur facilite les choses.
Le pillage d’une épave hollandaise leur donne, en 1841, le prétexte idéal. Il leur faudra cinquante ans pour asservir le nord de l’île. Le sud résistera jusqu’en 1906. Cette année-là, les derniers rois de Bali et leurs guerriers préfèrent se suicider dans leurs plus beaux atours devant l’infanterie batave plutôt que de se rendre. Ces suicides collectifs (puputan) signent la fin d’un monde : ils suscitent tant d’émotion que le gouvernement colonial adoucit un peu sa mainmise sur Bali.

La guerre et l’après-guerre
A cette époque sanglante succéderont trente-quatre années de paix. Bali s’ouvre au tourisme dès 1924. L’invasion japonaise de 1942 catalyse le désir balinais d’indépendance. En 1946, décidés à récupérer leur empire, les Hollandais créent une « République d’Indonésie orientale » pour faire pendant à celle de Sukarno, à Java. Un prince balinais, Anak Agung Gede Agung, en est le Premier ministre. Il saborde lui-même cet Etat fantoche, en 1948, et Bali sera dorénavant fidèle à Sukarno. La bienveillance de ce dernier (sa mère était balinaise), le tourisme naissant et la richesse de l’île la préservent quelque peu du désastre économique indonésien des années 1950. La haute société se divise entre partisans de Sukarno et partisans du PKI (parti communiste), dont le progressisme séduit les intellectuels brahmanes.

Tempête dans les années 1960
En 1962, l’éruption du Gunung Agung fait des milliers de victimes. Après le coup d’Etat de 1965 à Jakarta, l’armée indonésienne intervient à Bali. Suit une répression féroce contre les membres du PKI. Des villages entiers sont considérés comme « impurs » suite à l’éruption du volcan : bonne raison pour en exterminer les habitants. On estime à plus d’un million le nombre des victimes balinaises du putsch.

Bali au XXIe siècle
L’avènement de Suharto ra-mène la paix et la prospérité économique sur l’île : dès les années 1970, le tourisme redevient sa nouvelle aventure. Les terribles attentats de Kuta en 2002, puis en octobre 2005, n’ont pas entamé la vitalité, l’esprit d’initiative des Balinais. Ils ont de plus mis en exergue la solidarité, la compassion de la population à l’égard des victimes étrangères et les visiteurs reviennent.

 

LOMBOK

C’est le Janus de l’archipel : l’influence de Bali, d’une part, et de Sulawesi, d’autre part, lui ont donné un visage hindouiste et un autre musulman. Aujourd’hui, ils se fondent avec harmonie en une seule île.

Les premiers habitants
Quatre-vingt-cinq pour cent de la population de Lombok est sasak, peuple venu voilà 5 000 ans par migrations successives du sud de la Chine, de la péninsule malaise et peut-être aussi de Polynésie et d’Australie. Des tombes contenant des ustensiles et des bijoux en bronze datant de 3 000 ans ont été découvertes au sud de Lombok.

Religions et influences extérieures
L’animisme des premiers temps est remplacé par l’hindouisme quand l’île est annexée par l’empire Majapahit, en 1353. Cent cinquante ans plus tard, l’islam débarque à Lombok et n’en partira plus.
Les royaumes balinais hindouistes de Gelgèl, puis Karangasem, tentèrent d’en limiter l’extension en s’emparant de l’ouest de Lombok, tandis que l’est de l’île passait sous le contrôle du sultanat musulman de Gowa, puis de Makassar (Sulawesi), en 1618. Les dynasties autochtones sasak, islamisées, gardèrent une autonomie très relative dans le centre de l’île et cette partition restera valable jusqu’à la fin du XIXe siècle.
En 1894, le gouvernement hollandais s’empare de l’île, qu’il gouvernera jusqu’à l’invasion japonaise de 1942.

L’indépendance
Le 17 août 1945, les petites îles de la Sonde deviennent Nusa Tenggara au moment où l’Indonésie proclame son indépendance. En 1958, Nusa Tenggara fut divisée en trois provinces, Mataram, capitale de Lombok devenant celle de la province de Nusa Tenggara Barat. Le coup d’Etat à Jakarta, en 1965, suscita sur Lombok une répression sans commune mesure avec celle de Bali mais les famines de 1966 et 1973 n’arrangèrent pas les choses.
Actuellement, le tourisme offre à l’île de nouveaux débouchés. Il décolle néanmoins avec une certaine lenteur en raison de l’aridité de l’île, de la simplicité des infrastructures locales et de la crise économique existante.

SULAWESI

Sa situation fit sa richesse, avant même que ses ressources ne soient vraiment exploitées.

Préhistoire et histoire… des épices
A Bada, au centre de l’île, mégalithes et sarcophages du néolithique attestent d’un peuplement très ancien. De même, bronzes et sculptures bouddhiques du Ve siècle ont été retrouvés dans le Sud. La proximité des îles aux épices feront des ports de Sulawesi des points d’échange entre produits manufacturés et épices : poivre, clous de girofle, cannelle et noix muscade, venus de Ternate. La religion suit les affaires : le sud de l’île commerce dès la fin du XVe siècle avec les rois musulmans du nord de Java, grâce aux marins bugis et makassar. L’islam devient la religion des Célèbes au XVIIe siècle.

Les Toraja
Comme la plupart des Indonésiens, les Toraja seraient venus de Chine du Sud entre 3000 et 1500 av. J.-C., mais il existe bien peu d’éléments précis sur cette migration dans la tradition orale toraja. Selon la légende To Manurun, un homme venu du ciel nommé Tambo Langi eut un petit-fils, qui partit vers le royaume de Gowa. Là, il tomba amoureux de la princesse Karaeng Taralolo, qu’il épousa et qui lui donna trois fils. L’aîné, Pattala Bantang, devint chef de Tana Toraja. Le deuxième, Pattala Merang, devint roi de Gowa, et le dernier, Pattala Bunga, régna sur le royaume de Lowu.

L’entrée en scène des Européens
Le premier Européen qui débarqua sur l’île rencontra un forgeron et lui demanda le nom de l’île. L’autre crut qu’il lui demandait ce qu’il faisait et répondit « SulaWesi » (forger métal). Les Portugais repèrent l’endroit en 1512. Les Hollandais en prennent le contrôle, dès 1607, en signant avec les sultans du sud des traités leur octroyant l’exclusivité de l’achat des épices. Le sultanat le plus puissant est celui de Gowa, ceinturé de onze forteresses, dont la richesse repose aussi sur certains produits de la mer (nacre et holothurie), achetés aux bajau, nomades de la mer, puis revendus aux Chinois.

Colonisation puis indépendance
En 1667, l’amiral hollandais Speelman alliés aux Bugis écrase Gowa malgré la bravoure du sultan Hasanuddin. Le traité de Bungaya officialise la mainmise hollandaise sur l’île. Il faudra deux siècles aux Bataves pour s’en rendre maître. Les derniers à résister furent les Toraja, dont le chef, Pong Tiku, fut tué en 1907.
Sulawesi est occupée par les Japonais en 1942 avant de faire partie, en 1946, de l’état autonome d’Indonésie-Orientale. L’île connaît des velléités d’indépendance dans les années 1960 de par sa position périphérique dans l’archipel. Simultanément, le marasme économique entraîne le départ de nombreux jeunes. Depuis deux ans, enfin, la région du lac Poso est en proie à une certaine agitation religieuse.

(source : Tangka)

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